Depuis plusieurs années déjà,
Tai Chi Chuan s'écrit Tai Ji Quan

Tai Ji Quan
 
Art du poing de l'unité
Art chinois d'origine martiale, le Tai Ji Quan se pratique, se "danse" en solo ou duo, dans la lenteur, le calme, la fluidité, la rondeur, la légèreté et la détente, avec comme support une "chorégraphie" ancestrale (16ème siècle).
C'est un outil donnant accès à l'épanouissement progressif de l'individu dans le rapport à soi (réhabilitation psycho-corporelle), dans sa relation à l'environnement et aux autres.

Développement personnel
Art du mouvement pondéré, relaxation dynamique, il favorise l'écoute intérieure corporelle et émotionnelle ainsi que l'accès à :
une "base sécuritaire" : un centre, un point d'appui et un axe justes, éléments nécessaires à la bonne gestion du mouvement
une meilleur connaissance de soi à travers celle de sa "corporéité" (présence profonde au corps "ici et maintenant")
une amélioration de la "souplesse" au sens large, du schéma corporel, de l'équilibre postural, de la respiration dans le mouvement
une optimisation du geste quotidien (effort juste, adapté) support d'une meilleure gestion du vécu émotionnel

Rencontre : opposés complémentaires
Yin/Yang et la gestion de la dualité, à vivre dans le gestuel même du Tai Ji Quan. Conciliation des bipôles "antinomiques" : écouter/agir, recevoir/donner, être conduit/conduire, disponibilité/contrôle, ouvert/ fermé, etc.
A travers le vécu du corps en mouvement, il y a à expérimenter la question du paradoxe et son dépassement, dans une stratégie de l'économie et du juste milieu.

Gymnastique anti-stress avant l'heure
Le Tai Ji Quan cultive : une concentration ouverte, l'art du contact dans les exercices à deux, l'ouverture et l'adaptabilité à l'environnement humain et matériel (espace, outils de travail, d'étude & de loisirs), les capacités de rencontre et d'échanges interpersonnels (travail sur l'empathie).

Art subtil d' «auto défense»
Le Tai Ji Quan est aussi un art d'origine martiale et propose une pratique à deux(ou plusieurs) qui se démarque des autres arts martiaux.
Il propose une réelle ouverture à l'autre par la maîtrise ludique et progressive «d'autodéfense» (au delà de toute agressivité non constructive !) . L'exercice à deux se pratique dans le calme, la détente, la fluidité, l'intériorité, le respect constant du partenaire, la recherche de la rencontre ludique avec l'autre et de l'harmonisation ( Tai Ji = union yin/yang ).
Cette pratique à deux est indispensable pour comprendre réellement les principes clefs de la forme lente en solo. De plus, elle paraît aussi très adaptée aux femmes (utilisation de la réceptivité « ting jing », de la souplesse, de la stratégie de non résistance « tsou jing » etc...).
Enfin, l'exercice à deux permet d'accéder mieux et plus vite au domaine du Tai Chi «rapide» ( fa jing = force «jaillissante», explosive) donc à la forme du «poing canon» (pao chui , alternance de lenteur et de vitesse). Cette forme traditionnelle, très peu connue en occident, est une étape supérieure après l'étude de la forme lente «classique» (di yi lu ).
Elle permet, entre autre , d'exprimer à loisir son énergie et de mieux comprendre la forme lente et ses principes. quoique très traditionnel, le Tai Ji Quan laisse place à la créativité et nous invite à être aussi chercheurs, artistes et interprètes trouvant ainsi un juste milieu fertile entre tradition et singularité.

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